Florian Thauvin, l’ailier du RC Lens, poursuit son ascension en Ligue 1 et nourrit l’espoir d’un rappel en équipe de France. À 33 ans, il a pourtant à affronter deux obstacles majeurs : son âge et la forte concurrence sur le côté droit. Malgré ces défis, ses performances récentes laissent place à un débat sur son éventuelle inclusion dans la sélection nationale.
Le Lensois a marqué les esprits lors du match contre le Paris FC, où il a inscrit un but et délivré une passe décisive pour une victoire 2–1. Avec six buts et huit passes décisives toutes compétitions confondues, il se positionne comme l’un des joueurs les plus influents de son club. Sa technique, sa vision du jeu et son efficacité dans les trente derniers mètres font de lui un atout majeur pour le Lens. Ces statistiques récentes alimentent les discussions autour de son retour aux Bleus, surtout dans un contexte où plusieurs joueurs offensifs restent incertains pour le prochain rassemblement.
Clément Grenier, consultant de Ligue 1+, a exprimé son opinion sur la situation de Thauvin. Il estime que « les performances actuelles du Lensois méritent une nouvelle opportunité » mais reconnaît que l’âge de 33 ans « ne représente pas l’avenir de l’équipe de France ». Selon lui, le dilemme réside entre récompenser la forme du moment et privilégier des joueurs plus jeunes pour le long terme. Cette analyse souligne la complexité de la décision du sélectionneur Zinédine Zidane.
Outre l’âge, la concurrence sur le côté droit est particulièrement féroce. Des talents comme Michael Olise, Maghnes Akliouche et Rayan Cherki possèdent des qualités techniques et une capacité à rentrer dans l’axe similaires à celles de Thauvin. Grenier précise que « Olise, en tant que gaucher capable de jouer à droite, ainsi que Akliouche et Cherki, représentent des profils proches de celui de Thauvin ». Même les éventuelles absences d’Ousmane Dembélé et d’Estéban Lepaul ne garantissent pas une place au Lensois, car « Thauvin n’est pas un vrai avant‑centre pour compenser leurs absences ». Le sélectionneur pourrait donc opter pour un profil différent afin d’équilibrer l’attaque.
Pour Thauvin, chaque prestation avec les Sang et Or constitue une occasion de convaincre Zidane qu’il peut apporter une valeur ajoutée immédiate, malgré la présence de joueurs plus jeunes déjà intégrés dans la hiérarchie offensive. Le Lensois dispose néanmoins d’un argument solide : son rendement actuel. Si la forme du moment l’emporte sur la construction d’un projet à long terme, il pourrait bien voir son nom réécrit dans la prochaine liste nationale. Le prochain calendrier de l’équipe de France déterminera si le sélectionneur privilégiera la performance immédiate ou la pérennité, et quel rôle, le cas échéant, sera réservé à ce vétéran du RC Lens.
