Ali Zarrak, l’ancien adjoint de M Benatia à l’Olympique de Marseille, a répondu publiquement aux accusations de harcèlement moral portées par l’ancien Ballon d’Or Jean‑Pierre Papin. Dans une interview accordée à L’Équipe le 16 octobre, Zarrak a dénoncé les allégations de Papin, qui affirme avoir subi « un harcèlement moral pendant un an et demi » au sein du club. Selon la version de Zarrak, les enquêtes menées sur la question ont conclu à son absence de faute, et il conteste l’idée que les investigations n’auraient pas été complètes.
Dans son témoignage, l’ancien collaborateur de Benatia a détaillé plusieurs incidents qu’il juge illégitimes et qui, à son sens, reflètent un manque de professionnalisme de la part de Papin. Il évoque notamment un déplacement où le joueur aurait emmené ses chiens à bord du bus du club, refusant d’accepter leur présence dans les conditions prévues avant de trouver une solution alternative. Zarrak a aussi cité un épisode survenu lors d’un match de développement de la réserve marseillaise contre le RC Lens. Il affirme que Papin aurait craché sur une stèle dédiée à Daniel Leclercq, l’ancien entraîneur emblématique du club artésien, décrivant l’incident comme « incompréhensible » et « comme dans un film de science‑fiction ». Bien que le Lens ne soit pas directement impliqué dans le différend, cette anecdote a rappelé l’importance de la réputation et du respect des symboles du club.
Les deux parties se sont livrées à un échange de reproches qui révèle une fracture profonde entre elles. Papin se présente comme victime d’un environnement hostile, tandis que Zarrak insiste sur la nécessité de recadrer une personnalité de grande stature et d’assurer le respect des normes professionnelles au sein de l’OM. Les propos de chacun soulignent la difficulté de gérer des relations avec des figures aussi emblématiques que celles de Papin, dont le passé international et les titres personnels sont largement reconnus.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été prise par le club. L’affaire reste sensible et les déclarations des protagonistes sont encore à vérifier par des investigations indépendantes. Le conflit, qui dépasse désormais les simples questions de management, continue de faire parler dans les cercles footballistiques et risque d’avoir des répercussions sur la dynamique interne de l’Olympique de Marseille. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si le club prendra des mesures disciplinaires ou s’il tentera de résoudre le différend à l’amiable.
